Dimanche 22 septembre nous sommes allés à pied ou à vélo cueillir des pommes dans le verger d’Emilien.

Nous allons en utiliser une partie pour confectionner des tartes ou des clafoutis pour notre prochaine réunion du Barà20, vendredi 5 octobre dès 18 heures.

Venez nombreux.

Si vous voulez des pommes non traitées et de variétés anciennes pour faire aussi des tartes, venez en prendre dans le garage d’Emilien après avoir lancé un coup de fil au 022 771 21 44.

Visite guidée de Landecy

Samedi 25 mai 2019


Organisation : Patrimoine suisse Genève et Association Pro Landecy

En cette belle journée, de nombreux habitants de Landecy et des villages voisins étaient venus rejoindre les membres de Patrimoine suisse , au début du Chemin Perdriau où les attendaient Isabelle Brunier, historienne, Ariane Lardy Micheli, dont la famille est propriétaire du grand domaine situé à l’ouest du village, ainsi que les membres du Comité de Pro Landecy.

La visite commença par un bref exposé sur l’histoire du village. Landecy doit probablement son nom à un certain Landicius, un romain ou gallo-romain qui possédait une « villa » à cet emplacement. On a d’ailleurs retrouvé des vestiges de cette époque, notamment une pierre portant une inscription romaine datant de l’an 8 avant JC. Elle est actuellement encastrée dans un mur de la maison Micheli.

A l’époque féodale, Landecy était un village savoyard ordinaire dépendant principalement du Prieuré de Saint-Victor. Cependant, à la Réforme, la République de Genève s’appropria les biens de l’évêque ainsi que ceux appartenant à diverses congrégations religieuses, dont Saint-Victor.

Landecy devint ainsi un village genevois et protestant enclavé dans des territoires savoyards et catholiques.

Encouragés par les autorités de la République, des patriciens genevois vont alors faire progressivement l’acquisition de biens fonciers dans les terres enclavées, notamment à Landecy, et constituer de grands domaines sur lesquels ils vont construire des maisons de maître entourées de parc arborisés et de jardins.

La commune de Bardonnex compte sur son territoire deux sites reconnus d’importance nationale (ISOS) en raison de leur valeur historique, paysagère et architecturale : Compesières et Landecy.

Il est aisé de comprendre les raisons pour lesquelles Compesières figure sur la liste de l’ISOS : un ensemble harmonieux composé d’une église bâtie sur un lieu de culte antique, donnée en 1270 à l’Ordre des Hospitaliers et d’une Commanderie avec sa ferme et ses bâtiments annexes. Situé sur une petite colline, le site offre des vues étendues sur la campagne.

En revanche, la valeur patrimoniale de Landecy est plus difficile à cerner. Comme c’est le cas de plusieurs villages de la campagne genevoise, Landecy a conservé sa structure rurale typique. Mais les grands domaines constitués au 17e et 18e siècle vont entourer le village, lui servir de parure et donner au site une beauté architecturale et paysagère exceptionnelle. En outre, les hauts murs destinés à décourager les voleurs, édifiés notamment en bordure de la voie principale confèrent aux lieux un charme particulier.

Visite du Domaine Micheli

En 1680, Pierre Perdriau acheta coup sur coup deux fonds ruraux situés aux deux extrémités du village. L’un, côté Salève, aux hoirs Dupuis-Desconfins, bourgeois de Genève et l’autre, côté Jura, aux héritiers d’un notable de Landecy, Jacques Mestral. C’est ce dernier, remarquablement conservé, que nous allons visité.

Nous sommes accueillis par Ariane Lardy Micheli. Nous entrons d’abord dans une première cour qui borde les anciens bâtiments puis la maison de maître construite en 1699 par Pierre Perdriau. Notre groupe est trop important pour qu’il soit possible de visiter en entier cette belle demeure, mais nous pouvons néanmoins pénétrer dans le grand salon qui a conservé son ameublement d’époque, notamment deux grandes marines peintes par Alphonse Rey. Cette pièce d’apparat, qui n’était utilisée qu’en été, est soigneusement entretenue par la famille Micheli en raison de sa valeur patrimoniale reconnue.

La façade principale de la maison donne sur une vaste terrasse, un parc aux arbres séculaires et des jardins offrant une vue imprenable sur Genève, la cathédrale et le jet d’eau.

Dans la partie ouest de l’ancienne maison se trouve encore la salle de culte, maintenant désaffectée. En 1754, quand Landecy redevint savoyard, les bourgeois protestants purent garder leurs terres, mais ils avaient reçu l’interdiction de professer leur foi. Cependant, cent ans plus tard (1854), madame Pictet-Micheli rétablit le culte auquel assistaient les familles protestantes des environs, comme les Lullins d’Archamps, les Beaumont de Collonges ou les Pictet de Troinex. Pour célébrer le culte, on faisait appel à des pasteurs de Genève.

Au sud se trouvait une orangerie dont une partie a été transformée en un salon spacieux et l’autre rattachée à un appartement qui sert de résidence d’été à Madeleine Micheli. Notons enfin, qu’une pierre portant une inscription dédicatoire a été encastrée dans la paroi nord de l’orangerie. Il s’agit de la plus ancienne inscription romaine gravée trouvée à ce jour.

Nous entrons maintenant dans le superbe jardin à la française qui borde la route menant à Charrot. Antoine et sa famille habitent la maison occupée jadis par le jardinier, Santschi, et d’autres locaux agricoles, notamment le pressoir.

Au fond de la cour se trouve le bûcher avec un toit à la Mansart, une caractéristique que l’on retrouve sur d’autres maisons construites à cette époque comme « Le petit Roset » ou « La maison des dames ».

Visite du village

Sortant du domaine Micheli, nous empruntons la seule voie qui traverse Landecy, la Route du Prieur. Une route rendue périlleuse par un trafic de transit qui s’est intensifié ces dernières années. Heureusement, nous sommes samedi et notre groupe peut déambuler en toute quiétude.

La structure du village est particulière : la rue principale est bordée de hauts murs en boulets et de maisons dont le pignon donne sur la rue. Perpendiculairement des cours ou des chemins sans issue permettent d’accéder à de petites fermes et à leurs dépendances.

Nous voici devant l’ancienne boulangerie, une entreprise familiale fondée en 1909. Le dernier boulanger, Albert Roguet, qui a pris sa retraite en 2006, nous fait entrer dans le magasin resté intact avec sa magnifique balance en cuivre. Il nous offre un grand plat de rissoles aux poires (une de ses spécialités) en s’excusant d’en avoir fait trop peu, il attendait une trentaine de personnes… ! Comment une boulangerie a-t-elle pu survivre dans un hameau de 250 habitants à peine, surtout quand on sait qu’une seconde boulangerie installée dans la maison d’à côté, lui a fait concurrence pendant de nombreuses années?

– Grâce aux livraisons faites à une fidèle clientèle habitant dans les alentours, liée à la famille Roguet par l’appartenance politique et religieuse.

En face de la boulangerie, une arche permet d’accéder à la « cour Evard », du nom du forgeron qui, après avoir quitté l’ancienne forge, à côté du café, y implanta son entreprise. Isabelle Brunier attire notre attention sur une maison paysanne avec un escalier en bois remarquablement conservé. Sur le linteau de la porte d’entrée en accolade est gravée la date de 1634. Malheureusement, au fond de la cour, un immeuble récent avec des garages souterrains est venu porter atteinte au site.

La fontaine couverte et le seul endroit public du village. Au siècle dernier, elle avait deux bassins et « la mère Boget » venait y faire les grandes lessives. Pro Landecy, n’ayant pas de locaux, des membres astucieux ont installé des bancs et une table amovible pour faire de cet emplacement un lieu de rencontre.

En face de la fontaine se trouve une rangée de bâtiments agricoles transformés en habitations à la fin du siècle dernier. Ils sont accolés à une grande ferme avec appartement de maître . Au début du 18e siècle, elle appartenait à un bourgeois de Genève, Joseph Péchaubais, maître maçon. Elle changea plusieurs fois de mains avant d’être acquise en 1857 par Louis Balthazard, ancêtre du propriétaire actuel.

Nous admirons en passant la maison de maître du domaine Baulacre morcelé au fil du temps. Une cour pavée ombragée par deux grands platanes la sépare de l’ancienne ferme du domaine. Sur la façade, à la hauteur du toit, subsiste une cloche qui signalait aux ouvriers agricoles que le repas était servi.

Nous voici maintenant devant la Maison des Dames avec son toit à la Mansart. C’était la maison du fermier cultivant le grand domaine acquis à la fin du 17e siècle par Pierre Perdriau. En face, se trouvent des bâtiments construits antérieurement, dont une tour carrée, l’édifice probablement le plus ancien du village. A la fin du siècle dernier, lors du démembrement du domaine, une haie a été plantée au nord de la cour pour séparer cet ensemble du grand rural transformé en logements.

Poursuivant notre chemin, notre attention est attirée par un bâtiment aux murs couverts de planches noires et dépourvu de fenêtres. Une réalisation « contemporaine » qui suscite la réprobation de la plupart des gens.

Nous arrivons maintenant à l’ancienne forge construite en 1822 pour le maréchal-ferrant Jean-Nicolas Claret. L’atelier occupait tout le rez-de-chaussée et le porche d’entrée était de taille suffisante pour y faire entrer un char. Sur le côté donnant sur le Ch. de la Moëtte, on peut encore voir l’établi du forgeron dans l’embrasure d’une fenêtre. En face le café appartenait aussi aux Claret. Par la suite il sera entre les mains de la famille Boymond, des viticulteurs qui y écoulaient leur vin.

Quittant la Route du Prieur, nous nous engageons dans le Chemin de la Moëtte. Olivier Emery nous attend devant une ferme désaffectée acquise par son père, le pasteur Jean-Paul Emery lorsqu’il est arrivé à Landecy en 1959. Olivier nous fait entrer dans la grange et des personnes intrépides grimpent sur une échelle pour admirer de plus près sa magnifique charpente. Elle est séparée de l’écurie par une paroi en bois munie d’ouvertures coulissantes permettant d’alimenter le bétail. La ventilation de l’écurie est assurée par un conduit en terre cuite provenant de la tuilerie de Chargny (Saône-et-Loire).

 

La Cour des miracles

Le chemin s’élargit. Nous sommes maintenant au cœur de la partie populaire du village : « La cour des miracles ». Elle est entourée de fermes mais aussi de maisons plus modestes abritant des ouvriers agricoles, des artisans, de petites gens. A l’arrière, le « Boulevard des belles filles », tout un programme ! Cette cour animée était aussi le point de départ des contrebandiers attachant des sachets de sel aux bretelles de leurs pantalons avant de franchir la frontière, quelques centaines de mètres plus loin. Pendant la Seconde guerre mondiale, la cuisine de la compagnie chargée de la surveillance de la frontière se trouvait dans une maison bordant la cour et la fanfare du bataillon venait parfois y jouer.

Nous suivons le chemin de la Moëtte, étroit et sinueux, en longeant la ferme des Despraz. Au fond du jardin potager, le « boiton » qui abritait plusieurs cochons et le poulailler existent encore. Nous passons près d’un immeuble de trois logements construit en 1989 par Charles Steiger dans les jardins de l’ancien domaine Aguiton.

Nous n’irons pas jusqu’aux vignes et revenons vers le village par le Chemin des Côtes. Sur la droite, un vaste hangar agricole a été construit par la famille Barthassat dans les années 1980. C’est ici qu’a lieu chaque année, à la fin du mois d’août, le festival de musique rock, « Festiverbant ». Depuis quelques mois, un bus TPG est stationné sur ce terrain agricole. Luc Barthassat veut le transformer en bar et organiser des événements festifs sur cette grande parcelle qui s’étend jusqu’à la route d’Annecy.

De l’autre côté du chemin se trouve un petit immeuble locatif de trois étages, construit au début du 20e siècle sur un terrain agricole par Bocquet, un paysan de Landecy. Cette parcelle étant à vendre, Pro Landecy avait suggéré à la Commune de l’acheter pour y réaliser les infrastructures dont le village manque cruellement. Malheureusement, cette proposition n’a pas été retenue et la parcelle a été récemment acquise par un promoteur immobilier.

Va-t-on vers une « rurbanisation » de la partie est de Landecy ?

Le cimetière protestant

Tout près du hangar, un bosquet cache quelques tombes en ruine. Mais que font- elles là?

Les familles protestantes venues s’installer à Landecy ne pouvaient inhumer leurs défunts au cimetière de Compesières, résevé aux catholiques. Aussi, en 1754, les Perdriau firent-ils aménager un cimetière sur leur domaine qui, en 1850, il fut déplacé en bordure de l’actuel Ch. des Côtes-de-Landecy, Dès 1883, le cimetière devint trop petit. Plutôt que de l’agrandir, on préféra étendre celui de Compesières (qui acceptait maintenant les protestants) et ne plus inhumer à Landecy tout en conservant le champ de repos.

En 1917, Léonie Cramer-Micheli fit l’acquisition de la parcelle pour le prix de 75 francs. L’acte de vente stipulait cependant que la nouvelle propriétaire « aura à sa charge tous les travaux d’entretien nécessaires à la bonne tenue du cimetière et se conformera à la loi sur la conservation des tombes ». Il y avait notamment une tombe créée en 1870 bénéficiant d’une concession à perpétuité (soit 99 ans). Dès lors le cimetière ne pouvait être supprimé avant 1969. En 1984, l’ancien maire, Jacques Delétraz soulignait l’intérêt historique de ce lieu finalement préservé et formulait le souhait qu’il soit conservé et entretenu.

Le Rural

En 1680, Pierre Perdriau avait donc acheté en 1680 deux fonds ruraux à Landecy. Celui situé côté Salève fut appelé Domaine des Dames parce que, de génération en génération, c’étaient des femmes qui en étaient propriétaires. En 1973-74 la dernière dame, Jacqueline Baumann-Frick donna à une de ses filles la Maison des Dames et les bâtiments qui lui font face ainsi que le jardin à la française sur lequel sera construit un immeuble de 4 logements juxtaposés. Le reste de la propriété fut acheté par un commerçant qui créa 3 appartements à l’intérieur de la maison de maître et qui céda une partie des terres et des vignes à la famille Barthassat. Le grand rural édifié en 1847 fut acheté en 1983 par une coopérative d’habitation. Quatorze appartements vont être créés dans ce bâtiment de style néo-classique composé de trois blocs et cette réalisation, considérée comme exemplaire, recevra en 1987 le prix Interassar. Cependant, certains travaux ne font pas l’unanimité. Ses détracteurs l’appellent « l’usine » à cause des 24 cheminées érigées sur le toit. En outre, l’arrivée de 14 familles citadines (25 adultes et 19 enfants) dans ce milieu rural aura un impact sociologique considérable.

Nous sommes accueillis par Jacques Vallet, membre de la coopérative. Il habite dans le premier bloc, là où se trouvaient les écuries, le deuxième bloc abritant les étables et le troisième le pressoir et les caves. Aujourd’hui le rural est habité par une population vieillissante car les enfants , devenus adultes, ont quitté le rural pour aller vivre ailleurs.

La visite se termine par un apéritif offert par Pro Landecy, dans le jardin arborisé d’Emilien au centre du village. C’est une occasion pour les participants d’échanger leurs impressions. Tout le monde, et particulièrement les personnes qui ne connaissaient pas le village, loue la beauté des lieux et le charme qui en émane. Cependant, l’apparition, ces dernières décennies, de constructions déparant le site crée une certaine inquiétude. Un sentiment renforcé par une évolution de la politique des instances chargées de le protéger. Au lieu de considérer le village comme un ensemble à préserver intégralement, on a procédé à un découpage artificiel (Plan de site Landecy-sud) à l’intérieur duquel plusieurs immeubles vont pouvoir être construits sans que la population vivant en dehors de ce périmètre, ait son mot à dire.

Enfin les projets en zone agricole à l’est du village, notamment l’implantation de structures permettant des activités ludiques ou commerciales, pourraient générer de nouvelles nuisances et déparer le site.

Emilien Grivel 27 août 2019

Voir également sur le site internet de Pro Landecy les photos de Stéphane et la vidéo réalisée par J-C Brusino, membre de la Mémoire de Bardonnex.

Baràvingt 1er mars

La longeole est considérée comme un met typiquement genevois, mais d’où vient-elle ?

On trouve dans le Dauphiné un saucisson similaire, le murson et il est probable que ce soit les protestants de cette province, venus se réfugier à Genève après la révocation de l’Edit de Nantes (1685), qui aient amené cette spécialité culinaire dans la cité de Calvin. Par la suite, elle se serait répandue aux alentours, dans des terres savoyardes acquises par des patriciens genevois.

– Au fenouil ou au cumin ?

La longeole est faite avec de la viande de porc, du lard et de la couenne, le tout assaisonné de poivre et de fenouil et non pas de cumin comme on entend dire parfois. Cependant dans l’ancien temps, on pouvait cueillir dans les prés une plante sauvage nommée carvi ou « cumin des prés » dont les graines servaient à épicer la longeole. Au cours du 19e siècle, la disparition progressive des prairies naturelles, donc du carvi, aurait provoqué son remplacement par le fenouil, sauf dans certaines régions de la Haute-Savoie.

Au début du 20e siècle, la longeole apparaît dans plusieurs livres de cuisine édités aussi bien côté suisse que côté français et figure en bonne place sur les menus des auberges de campagne. Les maraîchers genevois organisent des expositions de fruits et légumes ainsi que des « Foires aux Longeoles » avec la collaboration de la Société des Charcutiers de Genève.

La Croix-de-Rozon fut le théâtre de plusieurs de ces manifestations. Le 26 décembre 1926 par exemple, Jules Balthazard y organise une exposition horticole avec le concours de la fanfare de Compesières dont il est le président. Puis, le 2 octobre 1932, une Foire aux longeoles ainsi qu’une exposition horticole. Cette année-là, la fanfare de Versoix s’était jointe à celle de Compesières pour animer la fête.

Ce vendredi 1er mars, il pleuvine, il vente, il fait froid, mais cela ne décourage pas les habitants du village qui ont apporté comme convenu des longeoles genevoises ou savoyardes et des gratins de pommes de terre, de cardons ou de fenouils. Ceux qui ne sont pas familiarisés avec la cuisine locale ont amené des pâtisseries et de quoi arroser abondamment ces mets campagnards.

Prochain rendez-vous autour de la fontaine le vendredi 5 avril 2019.

Vive Landecy !


Emilien

Sources : Association Patrimoine Culinaire Suisse

Archives Grivel/Balthazard

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Baràvingt 1er février

Chaud les marrons!

Bravant la neige et le froid et  faisant fi des giclées émises par les véhicules de pendulaires pressés, une dizaine d’autochtones se sont retrouvés le vendredi 1er février pour une dégustation de châtaignes savamment grillées par Luigi.

Espérons un temps plus clément pour notre prochain rendez-vous, le vendredi 1er mars à 18 heures. La longeole, spécialité culinaire locale par excellence sera à l’honneur!

Baràvingt Spécial Noël

On aurait pu penser que le froid et les intempéries dissuaderaient les gens de se rendre au  Baràvingt spécialement ouvert, en ce dimanche 23 décembre, pour fêter Noël. Mais il n’en fut rien et une joyeuse assemblée ne tarda pas à se réunir autour de la fontaine et du sapin joliment décoré par Sarah et ses filles. Elles avaient aussi préparé du vin chaud et du thé  pour accompagner les pâtisseries « maison » et autres friandises apportées par les convives.

Avez-vous connu l’époque où on allait acheter son pain à la boulangerie du village ? On y trouvait aussi de délicieuses pâtisseries  et notamment, au  moment des fêtes de fin d’année, les fameuses rissoles aux poires.

Pour satisfaire sa fidèle clientèle, Albert Roguet devait se procurer une centaine de kilos de poires blesson, une variété très ancienne qu’on trouve encore dans quelques vieux vergers de la commune et des environs (sinon il  y en a dans certaines épiceries et au marché de Collonges).

Recette des rissoles aux poires 

La boulangerie de Landecy a fermé en 2005. Cependant, Albert a bien voulu nous communiquer sa recette des rissoles,  la voici :

Farce

2 kilos de poires à rissoles

500 grammes de sucre en poudre

400 grammes de raisins secs

200 grammes d’orangeat

200 grammes de citronnat

2 bâtons de cannelle

Mettre les poires sans les peler 20 minutes au four. Enlever le cœur et broyer  (on peut aussi peler les poires et les couper en petits dés).

Mettre cette préparation dans une casserole en cuivre

Ajouter les ingrédients, mélanger.

Faire cuire à feu moyen en remuant (ajouter éventuellement un peu d’eau, au début pour éviter que ça brûle !) Baisser le feu et laisser cuire pendant 1h30 au moins

Confection des rissoles

Prendre une cuillère de farce et la déposer sur de la pâte feuilletée puis former la rissole en la découpant avec une roulette ou à défaut avec une tasse ou un verre. Badigeonner les rissoles avec du jaune d’œuf et mettre au four à 200 degrés sur une plaque enfarinée. Temps de cuisson : 15 à 20 minutes.

Pour punir les gloutons, confectionner une ou deux rissoles plus grosses que les autres en mettant du fromage en guise de farce !

Atelier rissoles

Afin que cette belle tradition subsiste, un atelier  permettant d’apprendre à faire les rissoles fut organisé la veille, soit le samedi 22 décembre. Plusieurs recettes furent expérimentées, avec un égal succès !

Devinette

Plusieurs personnes ont trouvé la réponse : il s’agissait de l’ancien cimetière protestant situé au début du Chemin des Côtes de Landecy (près du pressoir).

On profita de la réunion pour procéder au tirage au sort et la main innocente de la plus jeune, Sienna, désigna le gagnant : Alain Magro qui reçut comme prix un livre intitulé « L’ogre du Salève ». Ce polar  haletant, est l’œuvre d’une jeune romancière genevoise, Olivia Gerig. Elle s’est inspirée de faits réels qui se sont déroulés près de chez nous,  dans la région du Chable et dans des grottes du Salève. Quand vous irez vous promener sur les lieux, prenez garde aux cannibales !

Vous trouverez prochainement sur le site internet, dans la rubrique « histoire locale », quelques informations sur le cimetière de Landecy.

Bonne année 2019

Vive Pro Landecy !

E.G.

31 décembre 2018

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Bar A 20  –  Special ESCALADE

 

Le mardi 11 décembre au soir, les habitants de Landecy ont fêté l’Escalade autour de la fontaine du village.

Malgré le froid, de nombreux participants se sont pressés autour de la marmite traditionnelle.

Braseros pour se réchauffer, soupe chaude, vin chaud, victuailles ont accompagné ce moment de convivialité.

Les chants traditionnels ont résonné dans la rue du village.

Et la marmite à été brisée pour la plus grande joie des enfants présents en nombre.

Un grand merci aux bénévoles qui ont oeuvré en coulisses.

Rendez-vous est pris pour l’année prochaine.

 

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Cueillette des pommes dans le verger d’Emilien

Le dimanche 16 septembre, vers 10 heures, une douzaine d’habitants de Landecy se retrouvent près de la fontaine du village. Munis de sacs à dos ou de paniers, ils se dirigent maintenant, à pied ou à vélo du côté de Verbant où se trouve le verger d’Emilien.

Il s’agit d’un verger « hautes tiges », ainsi nommé parce que le tronc des arbres a environ deux mètres de haut. La période de formation de ces arbres étant très longue, huit à dix ans, l’horticulteur doit faire preuve d’une grande patience. Cependant devenus adultes ils pourront produire en abondance des fruits savoureux, pendant plusieurs décennies, tout en jouant un rôle écologique remarquable. Ce sont des élèves de l’école de Compesières, encadrés par Nicolas Varidel, jardinier attitré de Pro Natura, qui ont planté ces arbres, en novembre 2006 et ce n’est que depuis un an ou deux qu’ils commencent à donner des fruits.

A l’entrée du verger se dressent deux poiriers Marlioz destinés à perpétuer la tradition des rissoles. C’est en effet avec des poires de cette variété que l’on farcit cette spécialité culinaire régionale fort prisée qui apparaît sur les tables de nombreuses familles au moment des fêtes de fin d’année. Il y a quelques années encore, on pouvait venir acheter des rissoles à la boulangerie de Landecy, mais malheureusement ce n’est plus possible depuis qu’Albert Roguet a pris sa retraite.

Après les poiriers, il y a deux cerisiers, puis deux mirabelliers. Mais ces arbres ayant déjà donné leurs fruits, ils ne retiennent guère l’attention des cueilleurs qui s’avancent rapidement au cœur du verger où une douzaine de pommiers chargés de fruits les attendent.
Il s’agit de variétés anciennes, introuvables dans les magasins d’alimentation:

  • La reinette de Courthay, une pomme d’origine genevoise, également présente dans le pays de Gex.
  • La Berlepsch, d’un rouge intense qui doit son nom ä un baron.
  • La Jacques Lebel, originaire d’Amiens, particulièrement succulente sous forme de tartes ou de beignets.
  • La Bohnapfel, originaire d’Allemagne, recommandée pour le cidre. On peut la conserver longtemps, dans une bonne cave, car elle ne se rabougrit pas.
  • La pomme d’Api, ramenée par Apius, un général romain, d’une campagne au Moyen Orient. Petite, ses vives couleurs et sa forme pentagonale qui rappelle une étoile la rende très décorative.

Emilien donne quelques explications sur l’origine du verger et recommande la prudence : attention aux guêpes qui pourraient se trouver à l’intérieur d’une pomme becquetée par les corneilles !

Mais déjà chacun s’approche pour goûter au plaisir de mordre dans un fruit muri sur l’arbre, d’une saveur nouvelle, tout en remplissant son sac ou son panier.

E.G.  18 octobre 2018

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Fête du village

Dimanche 2 septembre 2018

Landecy était autrefois un village très vivant. L’agriculture et les activités qui en dépendent employaient beaucoup de monde : bergers, charretiers et ouvriers de campagne. A cela s’ajoutait des artisans et de petits commerçants : Joseph Morard le forgeron auquel succéda Henri Evard, Paltani le cordonnier, le P’tit –Gars, un cirier qui fabriquait des bougies et des cierges à Carouge pendant que sa femme tenait l’épicerie du village, Roguet le boulanger et son concurrent Bussat. Toutes ces personnes venaient assidument au Café du soleil levant, ou plutôt Chez l’Alice, femme d’Henri Boymond, vigneron et cafetier.

Derrière le bistrot se trouvait la « Cour des Miracles » un lieu qui doit son nom à certaines activités souvent peu recommandables qui s’y déroulaient. En effet, c’est là que les contrebandiers de tabac préparaient leurs expéditions avant de monter sur les vignes en empruntant le Boulevard des Belles-Filles, « tout un programme » comme dit Jacques Delétraz, grand connaisseur de l’histoire locale, dans un de ses récits !

Je me souviens pour ma part d’une fête du village tenue à cet endroit emblématique où Jacques Delétraz, maire de la commune, fit un exposé sur Landecy en soulignant l’intérêt de connaître son histoire et la valeur de ce patrimoine.

Quelques années plus tard, dans cette même Cour, Roberto, un cuisinier de renom (une étoile au Michelin) qui avait repris le café pour en faire un restaurant gastronomique, régala l’assemblée d’une soupe de sa composition. Il voulait peut-être aussi se faire pardonner les changements opéré dans son établissement afin d’y attirer une nouvelle clientèle, plus huppée. Le temps fut ainsi révolu ou les gens du village en tenue de travail venaient boire une picholette « Chez l’Alice ».
Cependant, à cette même époque, l’agriculture connut de grands changements. La mécanisation des travaux des champs et la disparition du bétail eurent notamment pour conséquence la transformation progressive des bâtiments agricoles en logements et la « Cour des miracles » eut bientôt pour seule fonction d’accueillir les voitures des nouveaux venus.

C’est le début d’une longue léthargie. L’absence de place publique, de lieu de rencontre se fait cruellement sentir. Cependant, à la fin des années 90, de grands travaux sont effectués dans Landecy : la mise en séparatif des eaux usées. On saisit cette occasion pour organiser, le 12 septembre 1999, une grande fête sous un chapiteau installé à la Route du Prieur à laquelle furent conviés tous les habitants du village.

Depuis lors, « La Fête du village » se tient régulièrement chaque année au début du mois de septembre, chez des privés, dans les endroits qui s’y prêtent : dans l’une des cours du domaine Micheli, dans l’enceinte du « Rural », un bâtiment agricole du Domaine des Dames abritant maintenant des logements ; au hangar de la famille Despraz, là où le chemin de la Moëtte après s’être faufilé entre les maisons, s’échappe vers les vignes; dans le jardin d’Emilien Grivel, au milieu de la route du Prieur. Une année, elle s’est tenue au fond du « Chemin de la Fontaine », et une autre fois dans la cour des Evard. Enfin, cette année, elle s’est déroulée dans la belle cour pavée de la maison Baulacre, dont la famille Meyer-Harbarth est aujourd’hui propriétaire.

Comme à l’accoutumée, chacun amena des mets de sa préparation et des boissons souvent alcoolisées ! Par exemple la fameuse « sangria » préparée par Péri selon une recette très personnelle. La tarte aux pruneaux fut à l’honneur et les macarons apportés par Albert, l’ancien boulanger, recueillirent tous les suffrages. Les voitures se montrant discrètes le dimanche sur la route du Prieur, les enfants en profitèrent pour la sillonner en tous sens à vélo, en tricycle, en trottinette, ou sur d’autres engins à roulettes.

Remercions tous ceux qui ont contribué au succès de cette fête agrémentée par les airs entraînants, accompagnés à la guitare, de Gabor et de Charles ainsi que par les contes de Judith renforçant ainsi le caractère familial et bon enfant de cet événement festif.

E.G. 15 octobre 2018

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Inauguration du « Baràvingt »

Nous sommes le mercredi 27 juin, à l’heure de l’apéritif.

– Mais quelle est cette foule en conversation animée et un verre à la main, autour de la fontaine du village?

– Des gens de Landecy venus assister à l’inauguration du « Baràvingt ».

La fontaine couverte, en bordure de la rue du village, étant l’unique emplacement public de Landecy, l’idée a germé d’aménager sommairement cet espace, certes exigu, pour en faire un lieu de rencontre. Des membres futés de Pro Landecy ont donc installé, en guise de sièges, des planches encastrées dans les bornes protégeant le bassin, ainsi qu’un ingénieux dispositif permettant d’avoir à portée de main des bouteilles baignant dans l’eau fraîche.

La population du village est très variée. On y trouve encore des familles paysannes établies à Landecy depuis fort longtemps, des descendants des bourgeois de Genève ayant acquis des terres en ces lieux, au 17e et 18e siècle, des citadins, séduits par la beauté et la tranquillité du site, venus s’installer à Landecy, au fil du temps. Enfin, ces dernières décennies, la transformation de bâtiments agricoles désaffectés et la construction de plusieurs villas a permis l’arrivée d’une population nouvelle.

Il manquait cependant un endroit pour faire connaissance ou tisser des liens plus solides. C’est donc avec un plaisir évident que les villageois ont découvert ce lieu propice à la convivialité.

Il convient ici de rappeler que de tout temps, la fontaine, tout en ayant une fonction utilitaire, jouait un rôle social important. Avant l’arrivée de l’eau courante (en 1912, avec la construction du château d’eau), les gens venaient chercher de l’eau à la fontaine et remplissaient la pierre à eau, petit bassin de roc encastré dans le mur de la cuisine au-dessus de l’évier. La fontaine constituait aussi une réserve d’eau en cas d’incendie, on y abreuvait le bétail, on y faisait tremper les tonneaux et les brantes avant les vendanges et on y lavait les légumes avant d’aller les vendre au marché.

Quand j’étais enfant, la fontaine de Landecy avait deux bassins, l’un en pierre et l’autre en ciment. Je me souviens de la mère Boget qui venait faire, deux fois par an, les grandes lessives. Parfois un petit garnement s’amusait à retirer la bonde du second bassin, au grand dam de la brave femme obligée d’attendre que le niveau de l’eau soit à nouveau suffisant pour poursuivre son ouvrage.

Mais la fontaine se prêtait aussi à des jeux plus innocents. Pendant l’été, par exemple, les enfants du village s’y baignaient en « cuissettes » ou venaient faire naviguer à sa surface de petits bateaux à voile ou à moteur.

A l’exemple de Charrot, où les gens se retrouvent périodiquement autour de sa belle fontaine, et de Saconnex d’Arve, où l’association Sacapéro organise des rencontres dans « la petite école », les habitants de Landecy vont avoir maintenant l’occasion de se réunir périodiquement au Baràvingt pour des moments de rencontre et de partage.

E.G. Juillet 2018

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Le Feuillu

Le dimanche 6 mai s’est tenu le Feuillu de Landecy. Le cortège a traversé le village en chantant le retour du joyeux mois de mai, les « grands » tirant un char fleuri sur lequel se trouvaient les « époux ».

Le Feuillu est une tradition très ancienne qui émane de rites pratiqués depuis des temps immémoriaux par les sociétés agraires. A la fin de l’hiver, le renouveau de la nature et la période des amours étaient célébrés par des chants et des danses et par des présents aux divinités pour qu’elles accordent des récoltes abondantes.

Ces festivités païennes étaient réprouvées par l’Eglise qui cherchait parfois à les interdire. Cependant elles se sont maintenues dans certains villages de notre région, à Confignon, à Perly-Certoux, à Plan-les-Ouates, à Saconnex-d’Arve.

Sur notre commune, si cette coutume a disparu à Bardonnex, elle subsiste à Charrot. En ce qui concerne Landecy, après plusieurs années d’interruption, elle a repris il y a 7 ans. Souhaitons lui longue vie !

E.G. 22 mai 2018

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Défilé et concert de la fanfare de Plan-les-Ouates à Landecy.

Le dimanche 15 avril, la Musique municipale de Plan-les-Ouates est venue à Landecy. Sous un soleil radieux et devant un public enthousiaste, elle a défilé dans la rue du village, puis elle a donné un concert dans la cour de l’ancien domaine Baulacre.

A la fin du concert, Emilien Grivel, petit-fils de Jules Balthazard et membre de Pro LANDECY, prononça une brève allocution suivie de la remise, en guise de remerciements, de cinq photos historiques encadrées, destinées à orner les locaux de la Musique municipale de Plan-les Ouates.

Après un apéritif agrémenté de délicieuses pizzas, sorties toutes chaudes du four à bois mobile de Jérémie, les participants eurent le plaisir de s’attabler dans la rue du village, fermée au trafic automobile à cette occasion, et de partager dans la bonne humeur un « repas canadien ».

Pourquoi cette manifestation ? – En raison de liens historiques.

En effet , en 1883, Charles Reymond, instituteur à Compesières, fonde La Fanfare de Compesières et Collonges-sous-Salève. La Société entre en crise quand, en 1896, Charles Reymond quitte la commune, mais elle est relancée, en janvier 1912, sous le nom de Fanfare de Compesières par Jules Balthazard, instituteur à Compesières lui aussi. Les répétitions commencent à la Petite école de Landecy. Le 28 avril, ce fut la première sortie, véritable marche triomphale dans la commune de Bardonnex. Jules Balthazard sera le président de la Fanfare de Compesières jusqu’en 1938.

La fanfare participe à tous les événements, à la Vogue de Bardonnex, à la Fête des promotions à Compesières, aux banquets des sociétés de jeunesse telle « La Solide » de Plan-les- Ouates, à des fêtes champêtres organisée à La Croix-de-Rozon comme l’exposition horticole en 1926 ou à la foire aux longeoles en 1932.

Jules Balthazard est élu Président de la Fédération musicale genevoise en 1922. Cette même année, la Fête de la Fédération a lieu à Landecy, dans la Campagne Micheli.

En 1938, Jules Balthazard donne sa démission, après 27 années de présidence. Cependant, il reste Président de la Fédération musicale genevoise, fonction qu’il occupera jusqu’en 1948.

En veilleuse pendant la 2e guerre mondiale, la formation renaît sous le nom de Fanfare de Plan-les-Ouates en 1955, mais les liens avec Bardonnex restent très étroits.

Après le décès Jules Balthazard (1954) la fanfare viendra régulièrement donner une aubade à Landecy sous les fenêtres de la maison familiale.

En 1966, la Fanfare est élevée au rang de Musique municipale de Plan-les Ouates.

E.G. 4 octobre 2018

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